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Nos 531 lectures - Bandes dessinées

9782379509353

Ceinture noire. Vol. 1

Un premier manga français remarquable !


Mathis Montes, l'auteur, nous décrit le quotidien de terminale dans sa ville natal de Fontenay-sous-bois. Entre les galères social, le futur, et surtout le sport. Nos deux protagonistes, issus tout deux de classes sociales différentes et de réalités différentes, sont en passe d'obtenir leurs ceintures noires de Judo et font partis du même clubs. Allant au même lycée, iels ne sont pas spécialement amies là bas. Montes arrive à nous parler de tout ce que le sport peut traverser nous montre des réalités de vie différentes, des facilités, des pressions familiales autres et des relations stupides. Un monde qu'il connait puisqu'il a pratiqué lui même le Judo à haut niveau pendant longtemps.  

On sent que l'auteur maitrise son sujet. Son découpage est fantastique et son dessin peut aller à l'épure. Un trait qui est remarquable et très largement inspiré de Taiyou Matsumoto. Une première œuvre à lire absolument.

 

Critique de Blondeau Simon, le 28 Mai 2026

9782808700108

Love bullet. Vol. 1

Un arc ? Des Flèches ? Cupidon c'est dépassé ! Eh ben nan !

Les cupidons sont des humains décédés sans avoir connus l'amour et leurs mission revient à faire tomber amoureux les bonnes personnes. Sauf qu'à la place de l'équipement traditionnel de l'angelot, les voila maintenant équipé d'un équipement militaire plus complet entre flingues, fusils d'assauts et grenades. Les anges n'étant pas forcément d'accord entre elleux sur la cible, cela occasionne des affrontements (inoffensif promis) entre cupidons. 

A cheval entre la tranche de vie et le récit de bataille. En suivant Koharu, nouvelle recrue des cupidons avec un flair incroyable, on va surtout en apprendre plus sur les relations complexe qui relie les êtres humains. Touchant, progressiste, drôle et bourré d'action, l’œuvre joui en plus d'un remarquable travail graphique remarquable plus proche du josei que du shōnen ou du shōjo, ce qui lui confère une aura particulière.

A découvrir urgemment


Critique de Blondeau Simon, le 28 Mai 2026

9782344073001

Alice au-delà des étoiles. Vol. 1

Alice est "semilingue" ayant grandi à l'étranger elle ne parle pas très bien japonais ni anglais. Elle a de fait du mal à s'exprimer et à partager ses ressentis, elle est bonne en maths mais dans toutes les autres matières c'est un peu la galère. elle finit par s'isolé car jugé trop parfaite, trop gentille, trop mignonne tout le monde lui prête des ressenti et des intentions qu'elle n'arrive pas à communiquer. Un de ces camarades de classe se décide alors de l'aider à réaliser son rêve, devenir la première astronaute japonaise capitaine de vaisseaux spatial !

Porté par un trait presque 90's Alice au delà des étoiles traite d'isolement scolaire et de comment casser les idées préconçues. Un récit doux et lumineux qui accompagne honnêtement et sincèrement Alice à filer droit dans les étoiles. Les personnages sont vivants et attachants dès les premiers instants. Et pourtant le chemin sera long avant de visiter l'infinité du cosmos.

Critique de Blondeau Simon, le 28 Mai 2026

9782811691622

Zashisu. Vol. 1

Nouvellement prof de collège Kai découvre qu'un de ses anciens camarade de classe à été assassiné. Pendant ce temps, sa petite amie Tamao, jeune éditrice tombe sur un manuscrit décrivant le meurtre. Ce ne serait que la première victime, d'autre meurtres sont décrits au fil de ces énigmatiques pages. L'auteur serait lié à Kai d'une manière ou d'une autre ?

Un thriller psychologique qui flirt avec zodiac et 20th Century Boys dessiné par Masanori Morita, le génialissime créateur de Racaille Blues pour les plus anciens, Rokudenashi Blues pour les plus récent. Palpitant on attends la suite de pied ferme !

Critique de Blondeau Simon, le 23 Mai 2026

9782353484423

Jona au pays des pommes. Vol. 1

Alice à 25 ans et elle peine à trouver sa place à Tokyo. Entre sa mère qui n'arrête pas de lui faire des réflexions sur son physique et sa constante comparaison aux autres, elle est complexée et à besoin de changer d'air. Elle décide de partir chez sa grand mère à Aomori là où pousse les pommes les plus sucrées du Japon. Ici elle va commencer faire la rencontre de Masaichi un jeune homme, cultivateur de pomme qui habite avec la grand mère d'Alice. Ce dernier va l'aider à s'intégrer à la vie local et à trouver un job dans le coin. 

Arare Matsumuchi revient après sa superbe série de romance Le vendeur du magasin de vélo. Son trait s'affirme de plus en plus et permet de transmettre l'aspect sensible de son histoire. 

Un josei qui fait respirer un air nouveau et qui permet de relâcher la pression. 

Critique de Blondeau Simon, le 23 Mai 2026

9782505129226

Esquisses de nos coeurs en devenir. Vol. 1

Shintarô, étudiant passionné qui rêve d'entrer aux beaux arts fait un beau jour la rencontre de Kyôko après les cours dans la salle d'art plastique du lycée. Cette dernière est artisane et fabrique des Taiko, des tambours traditionnels japonais, avec son grand père. Un peu maladroite, cette dernière essaie d'apprendre le dessin pour être indépendante dans ses créations. Les deux vont timidement se rapprocher et développer petit à petit des sentiments l'une pour l'autre. L'année scolaire file elle a toute vitesse et le lycée se termine bientôt, le temps des concours approche pour Shintarô. Kyôko quand à elle sait qu'elle rejoindra l'atelier de son grand père, comment le début de leurs vie d'adulte va se négocier avec leur relation naissante ?

Une romance douce, teinté d'un lumière jaune de la nostalgie lycéenne. Le cadre de l'art et de l'artisanat jette un regard mature et pertinent sur les conditions de formations de ces corps de métiers. Sur la réalité, souvent abrupte et dure, du système éducatif nippon, tout en gardant la fraîcheur d'une relation qui naît. Porté par un trait vivant et efficace, l'auteur dépeint avec tendresse cette période charnière de la vie. 

Un récit agréable qui fait du bien. 

Critique de Blondeau Simon, le 23 Mai 2026

9782810208739

Une fête sans fin

On a tous connu ces soirées. Celle dont on ne veut pas qu'elles s’arrêtent. Ces fêtes qui sont la vie. Ces espaces temps qui rendent obsolète le quotidien. 

Dans son histoire Martin Robic arrive à nous transmettre tout ça. Ces sentiments ambivalents et ces émotions bruts se fusionnent pour donner une explosion graphique sensorielle et touchante. On sent la continuité visuelle et les inspirations des nouvelleaux dessinateurices comme Paul Descamps, Lea Murawiek ou Wandrille Manoury qui permettent de créer un dessin extrêmement expressif et qui mets l'emphase sur le ressenti tout en étant fluide dans son action. 

Une sublime bd d’errance dans une fête qui durera seulement une nuit mais qui peut être nous guérira pour la vie. 

Critique de Blondeau Simon, le 22 Mai 2026

9782379623486

L'été avec Olivia

Alors qu'Anna s'apprête à passer à nouveau l'été seule, elle rencontre Olivia qui est chez sa tante pour un mois. Les deux filles s'entendent tout de suite ! 

Mehlia Martin raconte avec tendresse et douceur l'amitié naissante mais aussi les premiers questionnements de l'adolescence. Son trait fin et subtil donne comme un doux arrière goût de vacances ! Un très joli album.


Critique de Lise Kennel, le 19 Mai 2026

9782889231638

Flèche

Flèche y sait tout faire, il bricole tout, tout le temps dans son quotidien de concierge et d'homme à tout faire. Même le temps est bricolable si il faut essayer de faire en sorte que le "foutur" il vienne pas. En même temps le "foutur" c'est pas top, c'est ce qu'est pas encore là mais qui détruit ce qui est déjà là. Normal que Flèche essaie de l’arrêter.

Un récit suisse presque de l'ordre du conte moderne porté par un dessin sacrément vivant tout en noir et blanc on se penserait presque au meilleurs heures des éditions de l'association perdu pas très loin de David B, Baudoin, Blutch avec un peu de Baladi. C'est peut être l'adage graphiques des noms en B l'auteur s'appelant lui Simon Beuret.

Fantastique et touchant, allez y sans tarder, le "foutur" arrivera peut être d'ici peu. 

Critique de Blondeau Simon, le 15 Mai 2026

9791040808145

Feeding ghosts

Tessa Hulls a grandi dans une famille complexe: sa grand-mère et sa mère sont nées en Chine et arrivées aux États-Unis dans les années 70. Sun Yi, sa grand-mère, a connu l'arrivée au pouvoir de Mao et tout ce que cela a impliqué de problèmes pour une jeune journaliste indépendante comme elle. Après avoir écrit un ouvrage à succès sur les dérives du communisme, elle a sombré dans la folie. Rose, la mère de Tessa, n'a jamais connu son père, un Suisse qui s'est enfui sans jamais donner de nouvelles, et a toujours refusé de parler chinois avec sa fille. Elle a passé la majorité de sa vie à s'occuper de sa mère et à faire fi du passé.

Face à cette famille minée par le passé mais qui refuse d'y faire référence, Tessa a toujours choisi la fuite. Jusqu'au jour où elle a décidé de comprendre. Dans cette BD, elle mêle très habilement l'histoire familiale et l'histoire de la Chine, montrant à quel point l'une ne va pas sans l'autre. En refaisant le chemin de sa mère et de sa grand-mère, elle pose des jalons pour sa propre histoire et nous donne à voir celle de la Chine autrement.


Critique de Lise Kennel, le 14 Mai 2026

9782369904700

Quand la femme était l'homme : aux origines de l'histoire

Ulli Lust part d'un constat assez simple pour démarrer cette nouvelle BD : la majorité des œuvres picturales de la période préhistorique représente des femmes. Cependant, lorsque l'on évoque cette période aujourd'hui, on s'imagine tous des hommes couverts de peaux de bêtes et qui partent à la chasse avant de revenir peindre dans les cavernes. Pourtant, "il était fréquent que des squelettes paléolithiques soient d'abord répertoriés comme masculins puis, après examen approfondi, se révèlent féminins".

On nous a toujours expliqué que les hommes étaient plus forts et robustes que les femmes. Or, les études montrent aujourd'hui largement qu'à la préhistoire la chasse n'était pas un terrain masculin et que les femmes étaient tout aussi robustes que les hommes et que surtout hommes et femmes se devaient d'être polyvalents, sans rapport de genre ou de force.

En racontant l'histoire des sociétés préhistoriques et de leurs mœurs, Ulli Lust montre à quel point l'étude objective du passé peut nous amener à repenser le présent et à améliorer le futur! Indispensable !


Critique de Lise Kennel, le 14 Mai 2026

9782488807067

Pourpre-Sang. Vol. 1. Le cercle de Nimuée

Sauln et Lorinte sont des Pourpres-sangs, des tueurs de monstres professionnels !
Leurs finances n'étant pas au mieux, ils acceptent une mission inhabituelle le temps d'une soirée : jouer les gardes du corps d'une jeune aristo au bal du gouverneur de l'île de Tureine... mais tout ne va pas se passer comme prévu.

Voici une nouvelle série d'héroïque fantasy très dynamique et efficace qui inaugure fièrement le catalogue d'une nouvelle maison édition, Astrolabe.

On a hâte de lire la suite !

Critique de Julien Brugeas, le 14 Mai 2026

9782379623585

Mais où est donc Mini-Boulon ?

Après un coup de vent qui les propulse sur la mer, la famille Boulon, qui compte 452 poux, se rend compte qu'elle a perdu le petit dernier, Mini-Boulon... Celui-ci s'est échoué sur une plage et a été pris sous son aile par Omar, un ermite qui semble en savoir long sur la vie ! Mais Omar est-il si sage qu'il le prétend ou tente-il d'exploiter ce petit poux naïf ? Heureusement pour Mini-Boulon, toute sa famille s'apprête à voler à son secours !

Une histoire rocambolesque et surtout très très drôle !

A partir de 8 ans ! Et aussi pour les grands restés enfants...

Critique de Lise Kennel, le 14 Mai 2026

9791098292408

Mona

Curiosité que cet album copié-collé d’un livre de jean-Marc Rochette… et pour cause ! Comme ce dernier, Éric Savoldelli se destinait à être guide de haute montagne; mais une rencontre va l’orienter vers la bande dessinée, celle de… Jean-Marc Rochette, qui devient son mentor et son éditeur (puisqu’il a fondé Les étages éditions).
Personnellement, je ne vois aucun problème à être extrêmement proche du style d’un autre artiste, du moment qu’on l’a compris : c’est un exercice difficile et sans (r)appel, ça passe ou ça casse !
Ici, ça passe très honorablement : d’abord, l’histoire de ces trois jeunes italiens venus travailler dans les montagnes françaises nous touche.
Ensuite, même si certains passages sont confus, le rythme de narration est bon.
Enfin, le dessin fait souvent mouche.
Cependant l’aspect photographique et figé des personnages heurte parfois la lecture et l’ensemble de l’album demeure excessivement mimétique avec Rochette (jusqu’aux couleurs, au format, et à la maquette de couverture).
Bref, une lecture intéressante qui laissera l’agréable souvenir d’un exercice d’artiste en devenir.

Critique de Julien Brugeas, le 06 Mai 2026

9782505120018

Cauchon... ou L'homme qui tua Jeanne d'Arc

Sous la houlette du médiéviste David Glomot, ce portrait de l’homme le plus détesté de France risque de vous surprendre !

Appuyé notamment sur les rapports du procès de Jeanne d’Arc, le nouvel album de Dorison nous livre une interprétation insoupçonnée du rôle de l’évêque de Beauvais Pierre Cauchon... Aurait-il éprouvé de la compassion pour la Pucelle d'Orléan qu'il devait condamner ?
Le livre est à la fois un très bel objet (calqué sur le 1629 édité chez Glenat), passionnant à lire et magnifiquement dessiné par le talentueux Joël Parnotte.

Critique de Julien Brugeas, le 05 Mai 2026

9791034767250

Dortmunder : bank shot

Si vous avez aimé Parker, vous aimerez Dortmunder !
D’abord parce c’est le même écrivain (Richard Stark est un des pseudonymes de Westlake), le même scénariste qui adapte (Doug Headline), et le même type de dessin (Alonso Iglesias, talentueux dessinateur inspiré par le grand Darwyn Cooke, auteur de l’adaptation initiale de Parker).

État de New York, 1972, une bande de bras cassés menée par le malchanceux Dortmunder décide de voler une banque temporairement établie dans un mobile home. Une histoire rocambolesque parfaitement rythmée et drôle !
Encore un beau succès pour cette nouvelle collection polar Aire Noire ! 

Critique de Julien Brugeas, le 05 Mai 2026

9782203292710

Frankenstein

Contrairement à ses prédécesseurs (Wrightson, Mousse, Bess ou Stan Manoukian), cette nouvelle version n’est pas dans un style Gothique mais bel et bien Art Nouveau.
Fortement inspiré par Gustav Klimt et Egon Schiele, le dessin de David Sala est toujours magnifique !
Outre ce fort parti pris esthétique, Sala a voulu modifier la structure narrative, jusqu’à changer la fin même du roman. Il donne également un point de vue étonnamment indulgent envers le Dr Frankenstein.

Critique de Julien Brugeas, le 05 Mai 2026

9782203296626

Le mage du Kremlin

Adapté du roman de Giuliano da Empoli (Grand prix du roman de l’Academie Française 2022), Le mage du Kremlin retrace le parcours de Vadim, ex producteur télé, devenu conseiller de Poutine.
Inspiré d’un personnage réel, Vladislav Sourkov, l’ouvrage est une réflexion sur le pouvoir, qui nous livre un constat glaçant: le sort du monde se décide en misant sur l’irrationalité de l’opinion publique !

Une adaptation très réussie, réalisée par le talentueux Jacamon, dessinateur de la série à succès Le tueur.

Critique de Julien Brugeas, le 05 Mai 2026

9782413087366

Sorciers & bourbiers. Le colosse rouge

Attention, voici un super trio de jeunes auteurs ! (on espère qu'ils continueront ensemble).

Venus des formidables éditions Polystyrène, le scénariste Alex Chauvel (non pas David) et la dessinatrice Léa German font merveille dans cette fable médiévale fantastique; sans oublier les magnifiques couleurs de Kathrine Avraam sans qui l'album n'aurait pas la même saveur.

Une aventure très dynamique, mêlant action et humour, à lire à partir de 13 ans. 

Critique de Julien Brugeas, le 04 Mai 2026

9782075224116

L'homme qui plantait des arbres

Adapté du roman de Jean Giono, "L'homme qui plantait des arbres" raconte l'histoire exceptionnelle d'Elzeard Bouffier, personnage singulier que l'écrivain fût sensé rencontrer à partir de 1913.

Retiré dans les montagnes provençales suite à la mort de sa femme et de son fils, Elzeard trouve une nouveau sens à sa vie en reboisant cette région déshéritée. Un peu comme le fit Sebastien Salgado, le célèbre photographe, quelques décennies plus tard en Amazonie.

Cette oeuvre profondément humaniste nous apaise et nous redonne espoir en une humanité en harmonie avec la nature.

Critique de Julien Brugeas, le 04 Mai 2026