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Nos 437 lectures - Littérature française

9791034752485

Le combat d'Henry Fleming

Avec son dessin sombre et réaliste, Steve Cuzor (Cinq branches de coton noir) se réapproprie de la plus belle manière qui soit l'oeuvre de Stephen Crane. 

En pleine Guerre de Sécession, on suit l'histoire du jeune Henry Fleming dont le souhait profond de décider de son propre destin se heurte à l'horreur de la guerre, où l'individu doit s'effacer au profit du groupe. L'histoire d'un homme nous apparaît alors comme celle d'un combat ancestral entre l'intérêt personnel et l'intérêt général.
Une BD à lire absolument ! 

Critique de Pierre Cadeau, le 22 Février 2024

9782889830008

A quoi songent-ils, ceux que le sommeil fuit ? : microfictions

Dans l'intimité de la nuit, la plume envoûtante de Gaëlle Josse glisse d'un portrait à l'autre et parvient, en quelques mots, à saisir l'effroi, l'attente, le désir et toute la palette d'ombres qui traversent nos existences à la tombée du crépuscule. Une promenade d'équilibriste entre lumière et ténèbres !

Critique de Solène Quéré, le 08 Février 2024

9782073017093

La fille parfaite

A la tragique disparition d'Adèle, son amie d'enfance, Rachel tente de dérouler le fil des liens qui les ont unies de si longues années. Malgré leurs différences, la mathématicienne et l'écrivaine ont, dès toutes jeunes filles, eu l'ambition commune de conquérir le savoir, se partageant l'art et la science comme terrain de jeu. En dépliant ses souvenirs, la narratrice plonge dans les eaux tumultueuses de leur relation, tantôt lumineuse, tantôt destructrice, mais toujours tendue vers la même exigence de perfection. Nathalie Azoulai réussit à la fois une ode bouleversante à l'amitié et une réflexion profonde sur le rapport entre beauté et vérité.

Critique de Solène Quéré, le 03 Février 2024

9782080432230

Le convoi : récit

Survivante du génocide des Tutsi, Beata Umubyeyi Mairesse a enquêté quinze années durant sur les conditions de son sauvetage. Le Convoi est d’abord une quête d’images, celles que des journalistes britanniques ont prises du convoi humanitaire qui a permis à l’adolescente qu’elle était alors de quitter le Rwanda ; c’est aussi une quête identitaire et mémorielle, car l’autrice écrit depuis des identités diffractées, et avance d’un récit de vie à l’autre, soucieuse de révéler de « délicates solidarités ». L’écriture est intense et réfléchie, admirable dans l’attention qu’elle porte aux conjonctions qui l’ont fait advenir, dans son souci de restituer toute leur complexité aux événements comme aux acteurs. Avec une belle exigence, Beata Umubyeyi Mairesse veut dégager l’histoire du génocide de son appropriation occidentale, et ouvrir le lieu de la narration aux femmes et aux hommes qui en sont le sujet. Le témoignage qui est le sien puise essentiellement sa force dans celles et ceux auxquels il est adressé : des adolescents, dans le cadre d’une rencontre scolaire, en ont été les premiers destinataires ; et l’enquête dans son ensemble est tout entière tendue vers ces enfants des convois dont Beata Umubyeyi Mairesse a été l’aînée. Aux uns comme aux autres, il s’agit de transmettre non seulement des images, une mémoire, mais aussi l’engagement et la conviction, la détermination et la vigueur, qui portent ce récit lucide et poignant.

Critique de Laura Legros, le 03 Février 2024

9782490975891

L'homme gêné

Qu'il est drôle Matthieu Chiara !
On l'attendait depuis son génial Hors-Jeu (L'Agrume, 2016), L'homme gêné ne nous a pas déçu !
On retrouve son talent pour les petites scènes du quotidien, qu'on a vécu ou dont on a été témoin, dans ce format d'histoire longue où un homme se pose beaucoup trop de questions pour être relax.


Fauve révélation

Critique de Marion Speiser, le 03 Février 2024

9791041413560

Sortir au jour

Tout débute par la rencontre originale et inattendue entre l'autrice et Gabriele, devenue thanatopractrice... De la conversation qui se noue entre les deux femmes, Amandine Dhée nous offre un texte sensible, lumineux et terriblement vivant sur la perte et le deuil. Sublime !
Critique de Solène Quéré, le 29 Janvier 2024

9782707349439

Sous la menace

Un week-end en famille, des rapports de désir et de violence, la levée d’un secret : autour de la mutation adolescente, Vincent Almendros nous livre un roman lapidaire orchestré en cinq temps, comme une tragédie devant laquelle on pressent à tout instant la catastrophe. Dans la chaleur de l’orage qui menace, l’auteur tisse un réseau de signes funestes, de la charogne d’oiseau à la pluie d’insectes, tout en jouant sur un mode mineur de l’omission, du flottement, de l’inadéquation, dans les relations humaines comme dans son écriture, pour prolonger le suspens. Coup de cœur !

Critique de Laura Legros, le 23 Janvier 2024

9782823621280

Camille s'en va

Vous trouverez dans le troisième roman de Thomas Flahaut la lucidité propre aux romans de Nicolas Mathieu, une certaine sensibilité telle que peut la décrire Pierric Bailly, et l'énergie révoltée d'un Jérôme Leroy !

Camille s'en va est un riche roman qui questionne nos utopies contemporaines, nos trajectoires de vie et qui n'oublie pas d'être profondément attachant, un grand bravo Mr Flahaut !

Critique de Simon Gémon, le 20 Janvier 2024

9782378561918

Contrefeu

La plume acerbe et virtuose d'Emmanuel Venet nous plonge au coeur de Pontorgueil, ville provinciale imaginaire où petitesse humaine, basses ambitions et ridicule se côtoient sans vergogne. A partir de l'incendie soudain et mystérieux de sa cathédrale, la bourgade révèle peu à peu son véritable visage... Démarre alors une chronique corrosive de la société humaine sous l'oeil particulièrement féroce de l'auteur pour notre plus grand régal !


Critique de Solène Quéré, le 19 Janvier 2024

9782073025210

Jusqu'à ce que mort s'ensuive : sur une page des Misérables

Quelques lignes des Misérables ont suffi à Olivier Rolin pour plonger dans une folle enquête littéraire !

Qui étaient ces deux aventuriers des révoltes populaires du XIXe siècle, simplement mentionnés par le grand Victor Hugo, s'étant illustrés dans le dernier duel ayant eu lieu en Angleterre en 1852 ?!

Les destins d'Emmanuel Barthélémy et de Frédéric Cournet se croisent et se recroisent dans ce roman habité par les évolutions du XIXe siècle et par le destin des révolutionnaires.

Critique de Simon Gémon, le 19 Janvier 2024

9782818058664

Python

Le langage du code informatique est-il un objet littéraire ?! OUI !

Quelle prouesse de Nathalie Azoulai ! Python, Cs, Javascript et autres codes obscurs qui régissent ces satanés ordinateurs dansent ici sous nos yeux et s'invitent en littérature. Ce roman/enquête au pays des codeurs est une vraie réussite.

Critique de Simon Gémon, le 12 Janvier 2024

9782227501546

Sans valeur

La narratrice, en pleine préparation de déménagement, récupère sur le trottoir parisien "un petit tas d'ordures"... avec la poésie, la drôlerie et la lucidité corrosive qu'on lui connaît, Gaëlle Obiégly, fait de ce "petit tas d'ordure" une véritable épopée intérieure ; l'occasion de s'interroger sur ce que nos objets accumulés ou détruits disent de nous, sur ce phénomène essentiellement humain : nous sommes ( parfois à notre corps défendant) les archivistes de nous-mêmes.

Critique de Quentin Schoëvaërt, le 11 Janvier 2024

9782073025814

Du même bois

Quel bonheur de découvrir le premier roman de la si littéraire Marion Fayolle ! Comme dans son album La Tendresse des pierres, l’autrice mêle le cheminement autobiographique et la distanciation fictionnelle et poétique. Il est question ici d’un lieu perdu, la ferme familiale en Ardèche, et d’un temps révolu, celui de la cohabitation des générations tout entière articulée autour des bêtes. Avec des mots simples mais des images fortes, souvent saisissantes, Marion Fayolle parle des relations entre les générations, entre les enfants puis entre les adolescents, entre les humains et le paysage, entre les humains et les bêtes, avec cette permutabilité et cette perméabilité qui caractérisaient déjà le traitement de ses personnages de bande dessinée. On retrouve son usage remarquable de la métaphore et de l’allégorie, mais par rapport à son art graphique, Marion Fayolle accorde ici davantage de place à l’épaisseur des corps, aux matières et aux sensations. Une ligne narrative tissée d’ellipses suit plus particulièrement le personnage de la gamine, imprégnée des lieux de son enfance et de la mélancolie de sa lignée, de sa naissance à sa vie de mère. L'écriture cerne ainsi les manques et les fêlures, tout en progressant par juxtaposition, à la recherche d’un équilibre entre rudesse et grâce. Coup de cœur !

Critique de Laura Legros, le 08 Janvier 2024

9782707349484

Ceux qui appartiennent au jour

Entre souvenirs d'enfance et scènes de vie, Emma Doude Van Troostwijk nous raconte les femmes et les hommes de sa famille, pasteurs de père en fils sur 3 générations. Une écriture pleine d'intelligence et de douceur pour interroger notre rapport à la foi, la mémoire, la transmission, et aborder la complexité des liens familiaux. Vrai coup de cœur pour ce premier roman franco-néerlandais !

Critique de Solène Quéré, le 06 Janvier 2024

9782363392015

Stella et l'Amérique

Déchaîné, Joseph Incardona revient plus drôle que jamais au bras de Stella, prostituée miraculeuse qui "guérit ses clients". Le Vatican ne semble pas apprécier ces miracles et cette nouvelle sainte !

Epique, endiablé, irrévérencieux, le roman parfait !

Critique de Simon Gémon, le 06 Janvier 2024

9782367190990

Rousse ou Les beaux habitants de l'Univers

Un moment de lecture rare et merveilleux ! Osez prendre la suite de Rousse la jeune renard avide d'aventures, et laisser la moindre de ses sensations vous bousculer !

Une perle de librairie comme il y en a peu !

Critique de Simon Gémon, le 06 Janvier 2024

9782364687516

Aliène

Voici une expérience de lecture autant qu'un roman social, une partie de chasse qui ne finit jamais autant qu'une enquête totalement hallucinée.

Que vous soyez amateur de littérature de genre ou du réel, Aliène va vous transporter !

Critique de Simon Gémon, le 06 Janvier 2024

9782021524857

Vivre dans le feu

Le dernier roman d’Antoine Volodine est une singulière fantaisie, drôle et déroutante à la fois : le narrateur est un nouveau Perceval, candide et très passif, pris en charge par une galerie de femmes puissantes et sorcières, désireuses de le préparer au feu auquel il est destiné mais que les ressources de la narration et de l’imagination lui permettent d’esquiver. On retrouve les schémas du conte, du mythe et du roman d’initiation, tandis que les motifs et les images, fortement cinématographiques (scènes et tableaux hallucinants), empruntent largement aux récits visuels post-apocalyptiques. C’est étonnant, perturbant, ouvertement onirique et cauchemardesque ; c’est aussi très rusé, tissé de mises en abyme et d’autotextualité. À l’approche du terme, Antoine Volodine semble engloutir toute la mémoire historique qui sous-tendait son œuvre dans ce narrateur flottant, indécis et amnésique, qui est passé à côté des catastrophes de l’époque, évolue dans un espace-temps distendu, et semble se mouvoir dans le présent perpétuel d’une narration qui retarde indéfiniment l’épreuve du feu. À la fois dans la continuité et à contrepied, l’auteur pousse à son maximum son travail de déréalisation : coup de cœur !

Critique de Laura Legros, le 06 Janvier 2024

9782330186142

Dolorès ou Le ventre des chiens

Explosif ! La haine se déchaîne dans les pas de Dolorès, barbons et autres goujats n'ont qu'à bien se tenir ... C'est un roman jouissif qui nous questionne, malmène notre sens de la morale et notre regard sur les rapports de séduction.

Critique de Simon Gémon, le 03 Janvier 2024

9782072879227

Cent millions d'années et un jour

Quel prix sommes-nous prêts à payer pour réaliser nos rêves d'enfance? Voici la réflexion au cœur de ce très beau roman: une merveilleuse ode à l'amitié, à l'espoir et à la nature, racontée par une voix délicate et poétique, et située dans le décor majestueux des Alpes. Une petite perle à découvrir absolument!
Critique de Matilde Bagnis, le 14 Novembre 2023